C'est par où la mer?

16/09/2005

Je demenage

Envoyé à 18:29

Je demenage ce que j'ai ecrit sur mon vrai site Brins d'ailleurs (http://www.brindailleurs.tk) et vous pourrez lire mes pt'tites inventions plumiques a l'adresse suivante: http://giula.fraboulet.free.fr/brindencre, ou en cliquant sur "brins d'encre" sur la page d'accueil de "brins d'ailleurs". Bonne lecture!

03/06/2005

Envoyé à 11:41

Je criai, je hurlai dans l'immensité de la plaine. Non, je ne pleurais pas, l'humidité, ça suffisait comme ça. L'histoire me poursuit, et se répète. Parfois je voudrais disparaître. Je m'assis sur un rocher, et le soleil de ses doux rayons vint me consoler. Mon ruisseau intérieur n'envahit pas mon visage, et enfin je  pus apprécier ce début de journée. L'iode, la mer, le vent et la terre, m'enveloppèrent. Je me sentais toujours aussi seule, éphémère, un souffle d'air sans repère. Mais il faisait tiède, et je reprenais pied. Une Adèle qui a perdu ses ailes, c'est aussi désespérant que le regard d'un merlan.
"Adèle, écoute-moi belle Adèle!
- Quoi, que veux-tu, et où es-tu?
- Belle Adèle, je suis Mouche, et j'ai fait un voyage immense pour te retrouver.
- Pour une mouche, tu ressembles étrangement à une abeille!
- Je suis une abeille, mais je m'appelle Mouche, car je préfère les détritus au miel.
- Tu as dit "me retrouver". On se connaît?
- Non non, pas tout à fait, en fait, nous sommes toutes les deux nées le 7 Mai. La même année, le même jour, à la même heure, et au même endroit.
Je crus que j'allais exploser de joie. Elle savait donc où je suis née?
- Je sais ce que tu penses, mais moi non plus, je ne sais d'où je viens.

31/05/2005

Envoyé à 14:40

A rêver. De noires tourterelles. De retours enflammés. Une bourrasque qui m'emporte, loin de la Chapelle, je me retrouve ébouillantée par la pluie brûlante entonnerrée. Puis soudain pas de bruit. Le silence en pommade ça fait cicatriser les brûlures intérieures. Guérie, je suis bien plus triste, et des Vérisonges se pressent autour de moi me racontant chacun leur version du déluge, mes idées s'éparpillent et je ne sais plus quoi penser. Alors une nouvelle bourrasaque arrive, transformant les Vérisonges en escargots volants, et me balayant pour m'envoyer rouler sous un rayon de lumière. Ca me pique les yeux, des petites fourmis me soulèvent les paupières, et me voici toute abasourdie, au milieu de la prairie, cherchant des yeux la Chapelle.

29/05/2005

Envoyé à 13:33

Voyant ma détresse, l'escargot n'eut plus le coeur de continuer la plaisanterie, et reprit son apparence de colibri. Il se mit à voleter autour de moi, et ne dit plus un mot, car il avait aussi perdu la faculté de parler par la même occasion, puis s'en alla. Je me sentis tout d'un coup très seule. L'air était gris, il attendait la pluie, et moi je m'étais assez mouillée pour la journée. Je courai vers la chapelle, la petite amie du chapeau qui se prenait pour un dromadaire. Elle voulut bien nous abriter, et ensemble nous avons compté les gouttes car nous venions de rater l'heure des moutons. Les moutons sont très ponctuels, et une fois de plus j'étais revenue trop tard de la falaise. Heureusement que ce soir il pleuvait, car certaines nuits, il n'y a rien à compter pas même les étoiles, et alors le regard se perd dans l'obscurité, et tous les souvenirs reviennent. La chapelle se mit à ronfler et moi à rêver.

27/05/2005

Envoyé à 14:09

J'ai senti mes yeux me piquer, mes joues s'empourprer et mon coeur s'accélérer. Depuis quand les Adèle volent-elles ou depuis quand les Adèle ne volent-elles plus?
Je n'ai pas pu retenir mes larmes, elles tombaient, tombaient, tombaient comme si d'un coup l'humidité de l'air s'était donné rendez-vous sous mes paupières.
A mes pieds le sel de mes yeux a desséché les pâquerettes, elles ont brûlé lentement sans que personne ne puisse rien faire. Plus mes larmes coulaient, plus la terre se creusait, plus mes larmes coulaient. Elles formaient un filet d'eau qui se transforma bientôt en petit ruisseau.
Le ruisseau, instinctivement, serpentait vers le bord de la falaise à la rencontre de l'Atlantique. Une partie de moi enfin rejoignait l'immensité, je me sentis comme apaisée.

26/05/2005

Envoyé à 11:50

J'ai gratté la terre avec mes ongles de pieds, je ne savais plus quoi faire. Je n'avais rien prévu d'autre pour la journée, et le vent était déjà reparti vers d'autres contrées. C'est alors que j'ai vu arriver un drôle d escargot, très gros, aussi grand que moi, mais il faisait l air de rien, comme si sa taille était tout à fait naturelle. J'ai pensé alors, je m'en souviens très bien, qu'il faisait ça pour se moquer de moi et raconter à tout le monde que je voyais des choses qui n'existent pas.
"Ca ne marche pas avec moi, gastéropode à la noix, je sais très bien que ça n' est pas ta taille réelle. N'essaie pas de m'entourlouper. Qu'est-ce que tu me veux?
- T'entourlouper? Que me chante-tu là? Je bavais par là, et je t'ai vue te lancer dans le vide, caresser les vagues puis t'envoler vers la falaise. Depuis quand les Adèle volent-elles??

25/05/2005

Envoyé à 14:16

L'océan. J'ai un jour plongé dans l'océan comme une mouette. Pas pour attraper des poissons dorés par l'écume, non. J'ai plongé dans l'océan du haut d'une falaise, je me suis dit comme ça je saurai qui je suis, je saurai d'où je viens. Mais le vent m'a dit non. Non, non. Adèle, tu n'as pas le droit, le secret de tes ailes n'est pas au fond de l'océan, il est autour de toi, dans le mouvement des fleurs et les pleurs des nuages, dans le frôlement des fourmis sur l'herbe des landes, mais pas au fond de l'océan.
J'avais déjà saute, il m'a soulevée a l'instant ou mes doigts effleuraient la vague. Un instant l'air était autour de moi comme un bras réconfortant, j'ai cru que je volais, j'ai cru que le fond de l'océan ressemblait au bleu du ciel, mais non, le bleu de l'ocean est mouillé, le bleu du ciel est ondée.
Les deux pieds a nouveau sur la tourbe, j'ai embrassé le vent et il a frissonné.

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